Analyser l’implicite du vécu subjectif de l’action : le récit psychophénoménologique

Pour ce 6ème Congrès International Francophone de Recherches Qualitatives notre communication fournira une proposition quant à la question de la synthèse des données. S’il existe de nombreux modèles de codage en recherche qualitative (Braun & Clarke, 2006 ; Miles et Huberman, 2003 ; Strauss et Corbin, 1998), ils laissent dans l’ombre l’essence des données recueillies grâce à une méthodologie en première personne. En effet, tout l’intérêt du recueil avec une méthodologie en première personne réside dans l’accès au vécu subjectif de l’action du sujet et à la partie implicite de ce vécu. A travers notre communication, nous vous proposons de découvrir le récit psychophénoménologique (Denis, 2016). Ce modèle d’analyse, comme son nom l’indique, d’inspiration phénoménologique, a pris racine dans les travaux de Vermersch (2012). Grâce au relevé des verbes d’action et à la déconstruction des données verbatim moment par moment, il permet la compréhension du vécu de l’action du sujet et son aspect séquentiel. Il est particulièrement adapté à l’analyse de données issues d’un recueil avec l’entretien d’explicitation (EDE) (Vermersch, 1994). C’est pourquoi nous vous présenterons le récit psychophénoménologique couplé à un recueil de données avec l’EDE. Cela permettra de mettre en lumière son intérêt pour saisir la richesse de la partie implicite du vécu du sujet, et donc l’articulation des processus – conscients ou non-conscientisés – (mentaux, émotionnels, cognitifs et procéduraux) mobilisés dans l’action. Cette méthode d’analyse serait néanmoins pertinente pour toute question de recherche (avec ou sans un recueil de données avec l’EDE) impliquant la compréhension du déroulé temporel d’un phénomène ancré dans le vécu subjectif d’une action.
juin 11 @ 09:00
09:00 — 09:30 (30′)

Salle 207

WINKOPP Caroline | Université de MONS BELGIQUE

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